• Apprendre une ronde ou une danse

    Plusieurs années, j'ai vécu ce moment de "la danse" comme une véritable épreuve. Epreuve pour l'enseignant, fatigué en fin d'année, mais aussi pour les enfants qu'on houspille. 

    Bref,  une épreuve de force ... 

    Parfois dans l'obligation, j'ai dû trouver des solutions...

    La première solution, radicale,  en tant que directrice d'école, a été de décider avec mes collègues de supprimer le spectacle de fin d'année. En règle générale, je trouve que supprimer les choses qui gênent ou ne marchent pas est un moyen efficace pour résoudre un problème mais aussi pour trouver de nouvelles façons de faire!

    Dans cette grande école maternelle de 9 classes, nous avons remplacé le spectacle de fin d'année par une invitation aux parents à venir dans la classe de leur enfant 40 mn avant le début de la kermesse pour :

    • chez les PS : assister au rituel des comptines. Les élèves sont fiers de montrer ce qu'ils savent. Ils sont sécurisés car dans leur espace quotidien. On peut aussi procéder à une lecture d'album. Pour les parents, c'est une petite fenêtre ouverte sur le quotidien de leur enfant qu'ils apprécient.
    • chez les MS : lecture théâtralisée, chants, temps organisé de jeux de société... On peut réunir 2 classes.
    • chez les GS : chorale de tous les grands.

    De mon point de vue, il est important qu'il y ait une progression dans ce que l'on montre aux parents en fonction des niveaux. (Cette action s'inscrivait dans notre projet d'école "Grandir à l'école").

    Le seul problème qui se pose est celui des parents qui ont plusieurs enfants scolarisés en même temps. Il faut parfois décaler un peu les horaires, ce qui a l'avantage de permettre aux plus petits de profiter des jeux de la kermesse tranquillement, avant l'arrivée des grands.

    Mais, il peut aussi être très intéressant d'organiser et de participer à un spectacle. C'est ce que j'ai découvert à Paris en participant avec ma classe de MS, 3 années de suite, au "Bal Traditionnel" proposé par l'Usep. Ce bal réunit dans un gymnase plusieurs écoles d'un arrondissement, de la PS au CM2. Plusieurs danses sont proposées et l'enseignant adapte la chorégraphie à l'âge de ses élèves. Il va donc y avoir plusieurs interprétations de chaque danse et une réelle progression d'une année à l'autre.

     

    Comment gérer les répétitions et l'apprentissage d'une danse?

    Petits conseils pratiques basés sur l'expérience...

    Plus les enfants sont jeunes, plus il est difficile de les avoir attentifs tous ensemble pour une grande ronde. Il y en aura toujours un qui gigotera et dès qu'on aura repris son attention (souvent en le grondant), il y en aura un ou 2 autres. C'est après avoir vécu des séances épuisantes où j'avais l'impression que tout se passait dans le forcing que j'ai cherché à faire autrement.

    Quelques solutions pratiques testées, après s'être assuré au préalable que les enfants ont bien compris ce que l'on attend d'eux : en ayant montré une vidéo du spectacle de l'année précédente par exemple plus recueil de représentations.

    • On délimite l'espace : avec des bancs, on danse à l'intérieur de cet espace ou avec des cerceaux, des cordes autour desquels on va tourner...
    • Faire 2 rondes, une avec l'enseignant, une avec l'ATSEM. Les 2 rondes fonctionnent côte à côte. Les groupes d'enfants sont fixes, et la place des enfants dans la ronde aussi. Une fois la bonne répartition trouvée, la maîtresse a son "plan de danse" affiché  ou dans sa poche. On sépare ceux qui s'agitent, un qui aime danser donne la main à celui qui est vite perdu. Et l'adulte entraîne gaiement et avec enthousiasme son demi-groupe. On peut aussi faire une ronde extérieure et une ronde intérieure (les plus grands et/ou les plus autonomes au milieu), bien adapté aux classes à double niveau.
    • Pendant les répétitions, on divise la classe en 2. Un groupe observe, assis sur un banc, l'autre danse. Les enfants apprennent beaucoup en regardant les autres.  On joue sur acteur/spectateur.  Il faut que ce soit rythmé. "On change!". Ceux qui dansaient vont s’asseoir sur 2 ou 3 bancs vides, puis se lèvent ceux qui étaient assis pour éviter les croisements...
    • On montre et on apprend les pas et les gestes. On décompose en petites séquences auxquelles on donne un nom. "Là on fait le moulin. Maintenant, c'est papillon!" On les symbolise sur une affiche et en regroupement, avant la sortie des classes, on les révise! Deux enfants peuvent venir danser devant les autres. 
    • On apprend à se repérer sur la musique ou les paroles, car le jour du spectacle, la maîtresse ne va pas crier "papillon" (quoi que...)
    • Pour s'encourager, on s'associe avec une collègue. Une a plus le sens du rythme, l'autre gère les spectateurs. Attention, les répétitions à 2 classes n'excluent pas les entraînements avec sa classe. Mais ils peuvent être vécus comme un moment plus festif. 

    Et vous, quelles solutions et petits trucs mettez-vous en place pour que la danse soit vécue comme un moment joyeux et partagé?

     

    Pour relire l'article "Répétition du ballet de l'Opéra de Lyon", 

    http://debuteralamaternelle.eklablog.com/repetition-au-ballet-de-l-opera-de-lyon-a132507932

     


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